L'école du bon goût !

Et si on cuisinait vegan de saison

"La cuisine instinctive, tel est mon credo. J'aime manger, partager et ne rien gâcher. Fille de la terre, mes incontournables sont  les pommes de terre, les carottes et les oignons. Plus les oeufs, la salade et le fromage".  En photo recette locale de saison végétarienne. Gaufre de patate douce, pesto de cresson, brebis frais aux herbes et radis noir croque au sel.

Des recettes douces de saison

Salade tiède de lentilles corail, au fenouil mariné :

 

pour 4 personnes :

 

  • 200 g de lentilles corail

  • 1 cube de bouillon de légumes

  • 20 cL de lait de coco

  • 1 citron

  • 1 bulbe de fenouil

  • sel-poivre

 

 

Biscuits croquants pistache

 

pour une quinzaine de biscuits :

 

  • 100 g de flocons d'avoine

  • 75g de farine

  • 1/2 sachet de levure

  • 70g de sucre

  • 50g d'amandes hachées

  • 60g de crème de pistache, ou de beurre de cacahuette, ou d'huile de coco ou de margarine végétale

  • une petite poignée de graines diverses : sésame, courge, tournesol... ou des pistaches grillées non salées décortiquées.

 

 

Le matériel :

 

  • 1 casserole moyenne avec couvercle ( 2L)

  • 1 planche à découper

  • 1 cul de poule ou saladier

  • 1 couteau d'office

  • 1 feuille de papier cuisson

  • 1 cuiller en bois

    et bien sûr... votre tablier !

 

 

Promenade en quête de plantes sauvages

Gelée de fleurs de sureau

  • 20 fleurs de sureau ( ou corymbes)

  • 1 litre de pur jus de pommes bio

  • sucre à confiture

Dans un récipient hermetique placer les fleurs de sureau dans le jus de pommes de façon que celui-ci recouvre entièrement les fleurs. Fermer et laisser macerer une nuit à température ambiante.

 

Le lendemain filtrer pour récuperer le jus parfumé. Ajouter le même poids en sucre et porter quelques minutes à ébulition. Verser en pots et fermer immédiatement. 

Quel plaisir au cours d'une promenade de glaner quelques produits de la nature, selon la saison : une poignée de mures, quelques noix, un bouquet de fleurs des champs...

 

Mais nous avons à nos pieds de bien nombreuses espèces de « mauvaises herbes » qui s'avèrent en réalité de très bonnes plantes comestibles. Elles prolifèrent sur ces chemins où la faucheuse ne passe plus, ou tout au plus une à deux fois par an.

A partir de mai, et jusqu'à octobre, la diversité est grande !

Ces petites plantes insignifiantes sont souvent riches en saveurs. Faciles à accommoder, elles sont un trésor de bienfaits puisque naturelles et n'ayant subi ni sélection ni traitements.

Bien souvent ce sont les espèces souches à partir desquelles les siècles de sélection et d'hybridation ont abouti aux plantes potagères les plus courantes : carotte, laitue et salsifis, oseille et cerfeuil poussent tous seuls dans nos chemins à l'état sauvage !

Bien d'autres variétés de plantes sauvages sont connues depuis l'antiquité pour leur comestibilité ou leurs vertus médicinales mais ne sont pas entrées dans l'usage courant , elles offrent pourtant l'occasion de varier agréablement nos salades, nos soupes, d'accommoder nos plats, nos fromages...

 

La plus abondante de toutes et la plus commune est assurément la Roquette jaune ( Diplotaxis tenuifolia). On la trouve absolument partout, le moindre talus, terrain en friche, même sur les trottoirs ! Sa saveur étant plus forte que la variété cultivée,vous l'utiliserez en salade en mélange. Délicieuse pour réaliser un pesto (en prenant soin de l'ébouillanter quelques minutes pour l'adoucir) ou en complément dans une soupe.

 

La marjolaine sauvage ( Origanum vulgare) pousse sur les bords des chemins en lisière de forêt, elle est aussi appelée origan commun . Très aromatique, elle parfumera vos pizzas ou vos sauces de salades. Cueillez les jeunes feuilles ou les sommités fleuries, encore plus parfumées.

 

L'achillée millefeuille ( Achilléa millefolium) ou « sourcil de Vénus » est très abondante dans les prés, les terrains en friche, les bords des chemins, les remblais. Son goût aromatique est dû aux nombreuses essences contenues dans la plante. On dit qu'Achille s'en servait pour soigner ses blessures ( d'où son nom « achilléé »).

Les jeunes feuilles s'utilisent dans les fromages aux herbes, les beurres aux herbes, les soupes.

 

Souvent située sur les mêmes terrains mais plus grande et plus visible que l'achillée, se trouve la tanaisie commune (Chrysanthèmum vulgare). Cette plante dégage une forte odeur balsamique au frottement. Utilisez-la principalement comme condiment vu son goût prononcé. Quelques fragments de feuilles permettent de parfumer omelettes, desserts, infusions...(à très forte dose elle est toxique, ne l'utilisez donc que comme condiment.)

 

Plus discrète mais non moins fréquente : la mauve sylvestre (Malva sylvestris) pousse dans les prés, les bords de chemins bien secs. C'est une plante très appréciée depuis l'antiquité. On dit que Charlemagne en raffolait ! Feuilles et fleurs se consomment crues ou cuites. Dans vos salades, ajoutez quelques fleurs de mauve pour leur effet décoratif. La texture mucilagineuse de la plante n'est pas appréciée de tous mais elle a le mérite d'être originale. Elle est riche en sels minéraux et en vitamines A et C, et elle possède même des vertus médicinales du fait de sa teneur en mucilage, elle apaise les irritations du tube digestif. Le plus surprenant c'est que ses fleurs dans l'eau bouillante en font une tisane bleue du plus bel effet !

 

Bien d'autres variétés sont présentes tout au long de nos promenades et sont de réelles sources de bienfaits et de changement dans nos habitudes de cuisine.

 

 

Michèle Desgranges

Ateliers zéro déchets

Texte à venir sur les différents produits faits maison